Un allègement partiel pour les impôts sur le revenu en 2008.

Alors que les contribuables vont recevoir la feuille tant attendue pour déclarer les revenus 2008, il est bon, d’apprendre de bonnes nouvelles sur ce moment tant redouté…
Alors, tendez l’oreille…

L’information majeure : EXONERATION d’une partie de l’impôt sur le revenu pour 6 millions de foyers fiscaux, environs les deux tiers de l’impôt selon le ministre du budget. Prudence, ne vous réjouissez pas trop vite, cette exonération ne concerne que les contribuables se situant dans la 1ère tranche d’imposition (5,5%) ou en début de 2ème tranche (14%).
Cette « faveur », coûtera tout de même à l’Etat, la modique somme de 1,1 milliard d’euros.
Si vous êtes concernés, rassurez vous, vous recevrez un courrier explicatif. Cette exonération sera imputée sur le tiers provisionnel, ou sur vos mensualités, dès le mois de mai prochain, sur la base de vos revenus 2007, avec un ajustement en fonction des revenus déclarés en 2008.


Projet de suppression de l’ISF et du bouclier fiscal…

Président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis envisage la suppression éventuelle de l’ISF et du bouclier fiscal, tout en instaurant, parallèlement, une cinquième tranche d’impôt sur le revenu, relatifs aux revenus supérieurs à 100.000€ annuels.

L’objectif ?
Simplifier la taxation des hauts revenus, sans que la réforme coûte un seul centime à l'Etat, c’est le projet qui fera l’objet des débats à l’automne prochain.

Quel schéma ?
Jean Arthuis souhaiterait créer une nouvelle tranche d'impôt sur les revenus imposables supérieurs à 100.000 euros par part. Le taux d'imposition serait ramené à 48 %, voire à 50 %, au lieu de 40 % à l’heure actuelle.
La nouvelle tranche compenserait, alors, la suppression de l'ISF, qui rapporte 3,8 milliards de recettes. Il se réserverait, aussi, la possibilité de créer deux tranches d’imposition supplémentaires au besoin.
Un peu moins de 500 millions d'euros seraient économisés, grâce à l’extinction du bouclier fiscal plafonné à 50% des revenus déclarés en impôts directs.
Dans le cas où la réforme serait mise en application les foyers au patrimoine important gagneraient beaucoup quant à la suppression de l'ISF, sans pâtir de la hausse de l'impôt sur le revenu. En revanche les contribuables aux hauts revenus, mais qui n’ont pas de patrimoine, seraient plus pénalisés. Certains parlementaires, mettent, alors, en évidence le fait que la réforme ne serait pas en adéquation avec l'esprit du " travailler plus pour gagner plus ".